Ballade poétique - blog de poésie

Ballade poétique - blog de poésie
Poèmes (de l’alexandrin à l’haïku) et contes originaux d’un poète passionné

Jeu poétique - triolet auditif

juillet 22nd, 2011

La poésie n’est pas que jeu,

Vectrice d’émotions d’abord,

But qui est son profond enjeu,

La poésie n’est pas que jeu.

 

Ce triolet qui est un jeu,

Me fera pas virer de bord,

La poésie n’est pas que « je »

Vectrice d’émotions d’abord.

Viens, je t’attends - poème soumis en alexandrins avec hémistiche

juillet 20th, 2011

Pendant toute la nuit, impatiente, tapie,

Tu voles mon sommeil, tu agis comme pie,

Au réveil tu es là, buse, toujours présente,

Et quand tu m’encercles, tu es évanescente.

 

Tu reviens en force, pour me pousser à bout,

Animal sadique, tu n’as aucun tabou,

Répétant tes assauts, tu fais sauter mes digues,

Sans jamais ressentir, une moindre fatigue.

 

Doucement, je lâche, ce corps que j’aimais tant,

N’en peut plus de souffrir, son besoin est latent,

Dormir quelques instants, pour reprendre couleurs,

Avant l’attaque de…mon amie la douleur !

 

Les dents du temps - Sonnet en alexandrins avec hémistiche

juillet 18th, 2011

Nous prenant enfantin et rempli d’espérance,
Le temps nous mâchouille, avec persévérance,
En donnant des leçons, à tout enfant inculte ;
Nous durcissons alors et devenons adulte.

Le temps apporte joies, nées de parfums secrets,
Cortèges de peines, mort d’idéaux sacrés,
Brutal il arrache, à nos mains accueillantes,

Ce qu’il nous a offert, nos amis, nos amantes,
Il construit souvenirs, qui nous sont vraiment chers,
Puis les efface tous, finissant par la chair.

Ambiguës petites bêtes - triolet hypocrite

juillet 18th, 2011

Ces ambiguës petites bêtes,

Que l’on nomme bons sentiments,

Disparaissent s’ils vous embêtent,

Ces ambiguës petites bêtes.

 

Bon comme un petit cinq à sept,

Mais pas figés dans le ciment,

Ces ambiguës petites bêtes,

Que l’on nomme bons sentiments.

Parfum de livres - Pantoum livresque

juillet 16th, 2011

Dans le précieux parfum des livres,

Que tu sois jeune ou aïeule,

La littérature enivre,

Mais elle est loin d’être la seule.

 

Que tu sois jeune ou aïeule,

La page imprimée délivre,

Mais elle est loin d’être la seule,

Des horizons qui nous font vivre.

 

La page imprimée délivre,

Laissant comme odeur d’éteule,

Des horizons qui nous font vivre,

Dans nos cœurs qui ne sont pas veules.

 

Laissant comme odeur d’éteule,

Imaginaire qui dégivre,

Dans nos cœurs qui ne sont pas veules,

Dans le précieux parfum des livres.

 

La fragilité du désespoir - Conte poétique

juillet 16th, 2011

Affalé dans un coin du quartier Bastille, un bon endroit pour récolter de quoi m’envoyer ma dose de pinard, mon antigel personnel, je somnolais plus ou moins lorsqu’un ange casqué de blond se pencha vers moi et me toucha !
- Sébastien, c’est moi Christine, du lycée Bellefleur, tu te souviens ?
Là c’est un rêve, non seulement elle me reconnaît mais en plus elle s’arrête, me parle, m’appelle par mon prénom et me touche ! Je ne bouge pas un cil sinon je me réveille et n’en ai vraiment pas envie…

- Tu me reconnais ? Viens, lève toi, je te paie un café !
Elle me saisit fermement par le bras, je me laisse faire, docilement.
Nous rentrâmes dans le troquet du coin, le patron me jette alors un regard suspicieux mais Christine fronce légèrement les sourcils et il tourne la tête…ah, le pouvoir …
Pendant que je me laisse tomber sur la banquette, elle semble flotter sur sa chaise…
- Tu fais quoi là !
- La manche, marmonné-je.
- Je te parle de t’asseoir correctement, comme un humain qui se respecte. Un homme digne de mon amour !
- Quoi ! Fis je en me redressant brutalement.
- Voilà, c’est mieux.
Elle se comporte comme si elle n’avait rien dit d’important, je n’ai pas rêvé pourtant…celle qui fût la femme de ma vie se présente devant moi, clodo délabré, et me parle d’amour…
- La femme de ta vie t’a plaquée et de désespoir tu bois ? Ca arrive ! Tu m’as bien dédaigné dans notre jeunesse !
- Quoi !
- Tu ne sais dire que quoi ? Tu ne vas pas me dire que tu ne sais pas que je t’aimais comme une folle et n’attendais qu’un geste de toi.
- Christine, je …

La médecin du Samu se relève
- C’est trop tard, il est mort.
Elle saisit son téléphone portable et fait son compte rendu au centre :
- Mort de froid en comas éthylique. Ce qui est peu commun, poursuit-elle, c’est qu’il est mort en souriant.
Elle se tourne vers l’infirmier :
- Vous avez entendu ce qu’il a dit ?
- Non, répondit-il, un sourire aux lèvres…

L’enfer - poème de l’horreur en alexandrins avec hémistiche

juillet 16th, 2011

La puanteur règne, le bruit vous assourdit,

Le râle régulier, du sombre train ourdit,

A vous faire perdre, le reste de raison,

Que vous laisse la soif, la primaire oraison.

 

La faim insidieuse, bien plus lentement casse,

Mais laisse dans les coins, ses preuves efficaces,

L’addition de pertes, serrés tous y assistent,

Regrets qui pourrissent, les espoirs qui persistent.

 

L’arrivée finale, détruit l’humanité,

De ceux qui planifient, l’horrible insanité,

Violents coups de crosses, babines retroussées,

De gardiens survoltés et tout le temps poussés.

 

Un clone, noir vêtu, décide de la vie,

Dans l’enfer sont exclus, tous les enfants ravis,

A leurs parents inquiets, impuissants à humer,

La destination où… l’espoir part en fumée.

 

Destin - haïku plongeant

juillet 15th, 2011

Chance de la proie,

Légère comme plume,

Quand faucon plonge.

A l’amour sous estimé - Sonnet en alexandrins avec hémistiche

juillet 13th, 2011

Souvent l’amour est là, nous ne le voyons pas,

Mais il est bien présent, plus fort que le trépas,

Je m’en vais vous conter, l’histoire si banale,

D’un amour très puissant, avant la mort finale.

 

L’écolier de retour, insouciant et très gai,

Le mourant l’attendait, oreilles aux aguets,

Repoussant son départ, de deux heures au moins,

Pour la dernière fois, voir l’aimé comme soins.

 

L’écolier de retour, insouciant et très gai,

Entra dans la pièce, et c’est la fin du guet,

Le regard qu’il reçut, fut si doux et si fort,

 

Qu’il fut bouleversé, savourant ce don d’or,

Le mourant s’éteignit, d’un air vraiment serein,

Et l’écolier pleura, sa patte dans la main.

Couleurs des voyelles - Ode à Rimbaud

juillet 12th, 2011

Ah toi, sombre couleur du beau voile du soir,

Qu’enfants nous abhorrions dans le lit de la peur,

Qui n’est invisible que si rien ne la touche,

Nous t’aimons malgré tout, corset velu de mouche ;

Obscure lumière, du blanc tu es la sœur,

Dernière compagne, lorsque tout sera noir.

 

 

Et toi l’immaculé, roi très pur et troublant,

Ta lance glaciale transperce le silence,

Nous faisant frissonner comme tiges d’ombelle ;

Derrière ta fierté, ta fraîcheur nous révèle,

De splendides élans irisés d’innocence ;

Fusion de lumières, l’œil n’en voit que le blanc.

 

 

Ici jaillit le sang de l’ivresse d’un bouge ;

Crachant, riant, il sort, ce pourvoyeur de vie,

Maculant la blancheur d’un pourpre éclatant,

Ce ruisseau coléreux est en dehors du temps ;

Nos lèvres l’accueillent pour susciter l’envie,

Couleur attirante, c’est ta force, le rouge.

 

 

Un pâtis d’animaux, dès que finit l’hiver,

Imprime ses rides au vieux front de la plaine,

Mûrissant en secret sa subtile alchimie ;

Les vagues d’une mer depuis longtemps enfouie,

Vibrent divinement, faut-il qu’on s’en souvienne ;

Un vivant champ de mots, pour toi, le manteau vert.

 

 

O vastes océans, aux longs rebords sableux,

Vos fonds virant au noir dans des strideurs étranges,

Alors qu’en surface vous vous teintez de vert,

Le soir, d’un Râ rouge, vos flots sont recouverts ;

Grand mariage en blanc dans un ciel rempli d’anges,

Couleur, tu éclates, au fond de ces cieux bleus.

 

Ecrit en duo

 

« Previous Entries




J'ai 105 articles, devenez Fan de mon Blog :


Créer un Blog | Nom Domaine | Créer Forum | publicité | Tags | Signaler Abus
culture | actualités | politique | bebe | finance | justice | ecologie | sport | sante
net | grossesse | jeux | droit | voyage | design | livre | internet | grippe | photos
iPhone | famille | nature | europe | emploi | enfant | web | Top | New | Nouveaux